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La violence subie par les adolescentes enceintes dans l'Aire Métropolitaine de Port-au-Prince (Haiti)

David Jean Simon, Paris 1 Panthéon Sorbonne

Selon l’EMMUS (2012), plus de 30% des adolescentes enceintes sont frappées par leurs parents/proches durant leur période de grossesse et certaines d'entre elles avaient perdu leurs bébés. Toutefois, à souligner que dans la base de données de l'EMMUS de 2012, il n’y avait aucune variable décrivant les causes de ces traitements. Vu ce manque d'explication, nous avions décidé de mener un travail de recherche qualitatif en interviewant des jeunes filles qui avaient déjà fait l'expérience de la grossesse précoce ; leurs parents ; des autorités religieuses et enfin leurs partenaires. Et comme principaux résultats il a été observé que la grossesse à l’adolescence est un acte socialement déviant à Haiti. Selon les propos de certaines interviewées, elles ont été sauvagement battues, étiquetées de « fille de joie », stigmatisées et marginalisées par leurs proches, leurs voisins, les personnes fréquentant les mêmes églises qu’elles.

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